skip to Main Content

Avec les textes de cette semaine, nous sentons que nous commençons à monter vers Jérusalem. Et aujourd’hui nous sentons une tension monter encore.

Assez curieusement, les juifs qui croyaient en Jésus sont aussi ceux qui veulent le tuer. Peut-être seront-ils les mêmes juifs qui Dimanche des Rameaux accueilleront Jésus dans la joie et en chantant : Hosanna !!! Hosanna !!! Mais qui quelques jours après crieront : Crucifie-le !!! Crucifie-le !!!

Comment l’homme peut être changeant ! Ça nous arrive à nous aussi. Voyez comment certains pouvaient louer les CRS après l’attentat au Bataclan par exemple et comment quelques mois après les mêmes CRS sont hués, insultés, battus, couverts d’excréments

Comment l’homme a le cœur changeant ! C’est aussi ce qu’espère Nabuchodonosor dans la première lecture de ce jour. Il espère que Sidrac, Misac et Abdénago vont changer de dieux, se prosterner devant sa personne.

Mais la fidélité de Sidrac, Misac et Abdénago vont faire changer Nabuchodonosor. Dans le feu ardent, il ne voit pas trois personnes qui brûlent mais un quatrième qui a une apparence divine. Et il finit par Bénir le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, car ils ont été fidèles, ils ont aimé leur Dieu jusqu’à préférer mourir que de le renier.

 

La fidélité, c’est aussi ce que nous lisons dans l’Evangile de ce mercredi 1er Avril. Le disciple de Jésus, c’est celui qui est fidèle à sa Parole. Mais la parole de Jésus n’est pas la sienne propre, il n’est pas venu pour lui même, il n’est pas Jésus LE SUPER SAUVEUR de l’humanité.

Il est le serviteur envoyé par Dieu. Pour être serviteur de l’humanité.

Jésus continue à annoncer l’amour de Dieu, ce message que personne ne saisit vraiment. Il est envoyé du Père. Nous ne pouvons pas dissocier Jésus de Dieu le Père. Si Jésus est là, si Jésus donne sa vie, c’est parce qu’il est envoyé par le Père. Jésus est LA REPONSE du Père face au péché de l’Homme. Pour le suivre, il faut être fidèle à sa parole.

Nous pouvons être  attachés à notre filiation à Abraham. Nous sommes fils et filles d’Abraham dans le sens qu’Abraham est père des trois grandes religions monothéistes. Mais nous sommes d’abord enfant de Dieu. Un Père qui nous rassemble et nous veut libre. Voyez comment nous pouvons être esclave de l’argent, du plaisir, de notre liberté individuelle. 

 

C’est peut-être un peu la cause du Coronavirus. D’avoir voulu sans cesse chercher non pas à être plus divin, mais plus humain. Remettre nos vies à des machines au lieu de les remettre à Dieu. Vouloir être libre de faire ce que je veux avec la nature : épuiser la terre pour mon propre désir. Mais aujourd’hui suis-je plus libre en confinement ou moins libre ? Quel est la primauté, quel est l’essence de ma vie ?

Entendons Jésus nous demander comme à l’aveugle-né ou à Marthe dimanche dernier : « crois-tu en moi ? » Non pas comme un Super Héros mais comme étant le Fils de Dieu venu te révéler l’amour indicible du Père pour toi. Tu cries souvent vers le Père, crois-tu que je suis sa réponse POUR TOI ?

 

Frères et sœurs en cette période de confinement, re-découvrons comme Dieu nous aime.

Dites-lui tous les matins et tous les soirs : Seigneur tu es ma vie et je t’aime. Et prenez le temps (on en a en ce moment) d’écouter sa réponse à travers sa Parole, mais aussi à travers le Christ.

Cet article comporte 0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le commentaire de l’évangile du mercredi, par le Père Charles Henri

Back To Top