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Lien vers les lectures du 28e dimanche du temps ordinaire

Guerre contre Dieu

Déjà la semaine dernière la situation était tendue dans la parabole que Jésus nous donnait à méditer. La guerre est déclarée entre Dieu et les importants. Tous pensent à Dieu comme un tyran dont il faudrait se débarrasser. Ils n’hésitent pas à rentrer en guerre contre Dieu. Mauvaise idée : Dieu est un maître puissant dont la violence est sans limite.
Du coup il décide de rassembler tous ceux que ses serviteurs trouveront sur les chemins, les mauvais comme les bons. Ceux-ci ont dû se trouver surpris, voire même assez mal à l’aise dans la salle des fêtes du roi. Surtout s’ils ont entendu parler du caractère vindicatif du maître en question.
Aucun ne trouve de réconfort à se trouver en présence du roi.
Ainsi notre propre image de Dieu est défaillante. De même que dans le cas des vignerons homicides, ou même avec les ouvriers de la dernière heure, Jésus interroge notre connaissance de Dieu. Notre capacité à dire quelque chose de Dieu.
Ces paraboles disent davantage ce que n’est pas le royaume que ce qu’il est – ou devrait être selon les hommes.
Alors d’une part : il est possible que dans l’hyperbole de Jésus il faille voir une pointe d’humour juif. Ce ne serait pas très surprenant de la part d’un rabbin.
D’autre part, commençons-nous à penser par nous-même notre rapport à Dieu sans attendre que qui que ce soit, et même l’Eglise puisse nous en dire quoi que ce soit.

Père Bertrand Carron

Retrouvez les homélies du père Gabriel et du père Bertrand dans la rubrique « Messes et célébrations » / « Homélies des pères Gabriel et Bertrand » de ce site

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