Lien vers les lectures du dimanche 4 janvier
En cette fête de l’Épiphanie, l’Église nous fait contempler une étoile. Ce n’est pas un simple détail du récit : cette étoile nous enseigne comment Dieu agit et comment l’homme peut le rencontrer.
Le mot Épiphanie signifie manifestation.
Aujourd’hui, Dieu se manifeste non pas seulement à Israël, mais à toutes les nations. Les mages viennent de loin, ils sont païens, étrangers à la Loi et aux prophètes, et pourtant ils sont appelés.
Cela nous dit une chose essentielle : Dieu veut rejoindre tout homme, quel que soit son pays, sa culture ou son histoire.
Comme le dit le prophète Isaïe : « Les ténèbres couvrent la terre, mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparait. »
Le monde peut être plongé dans l’obscurité, mais Dieu allume une lumière. Cette lumière prend la forme d’une étoile. Elle représente la manière dont Dieu guide l’humanité.
Les mages sont éclairés de deux façons :
- par une lumière extérieure : l’étoile dans le ciel ;
- par une lumière intérieure : le désir de chercher la vérité.
Dieu agit toujours ainsi : Il parle au cœur de l’homme et il lui donne aussi des signes concret sur sa route.
Saint Paul nous rappelle que même ceux qui ne connaissent pas le Christ ont une loi inscrite dans leur cœur. Personne n’est privé de la lumière de Dieu.
Mais cette lumière n’oblige jamais.
Elle invite.
Et les mages font ce que Dieu attend de chacun de nous : ils se mettent en route
Les mages ne s’arrêtent pas à l’étoile. Ils ne s’installent pas dans le signe. Ils avancent jusqu’à l’enfant.
Car l’étoile ne désigne pas un lieu, elle sont comme une boussole et désigne une personne : le Christ, lumière véritable, venu éclairer tout homme.
« Le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire. »
Dieu ne se révèle pas dans la puissance, mais dans la faiblesse. Il ne se manifeste pas dans un palais, mais dans un enfant. Il se laisse reconnaître par ceux qui ont un cœur humble.
Arrivés devant l’enfant, les mages font un geste essentiel : ils se prosternent. Ils comprennent que cet enfant n’est pas seulement à regarder, mais à adorer.
Adorer le christ cela veut dire, à la lumière de l’étoile, voir dans cet enfant un roi et lui offrir de l’or : il est le roi de l’univers et de nos vies.
Voir dans cet enfant notre rédempteur et lui offrir la myrrhe que l’on offre aux morts, parce qu’il est le seigneur de la vie.
Voir dans cet enfant Dieu, et lui offrir l’encens qui est réservé à dieu dans la liturgie juive du temple.
Leurs cadeaux sont une véritable profession de foi.
L’Épiphanie nous apprend donc que le but de la vie chrétienne n’est pas seulement de marcher vers un but, ni même seulement de comprendre, mais d’adorer. Adorer, c’est reconnaître que Dieu est Dieu et que nous ne le sommes pas. C’est remettre notre vie entre ses mains.
Cette fête nous pose une question très simple : quelle étoile suivons-nous ? Avons-nous le courage de nous laisser guider par Dieu, même quand le chemin est long, même quand il nous dérange ?
Un enfant disait un jour : « Adorer, c’est aimer… et plus qu’aimer. »
Il avait raison.
Car pour comprendre Dieu, il faut un cœur d’enfant : un cœur capable de lever les yeux, de croire qu’il y a des étoiles dans le ciel, et surtout une étoile dans le cœur.
Que cette fête de l’Épiphanie nous aide à marcher dans la lumière du Christ et à trouver, comme les mages, la joie de l’adoration.
Père Gabriel Ferone
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Nous ne sommes pas Dieu, loin s’en faut et pourtant je suis à « l’image » de Dieu. Pour cela, je dois m’efforcer 1) d’être le plus possible cette « image » aux yeux de mes compatriotes 2) de voir en ceux-ci « l’image de Dieu ». Ce qui me fait penser que Dieu n’est present et n’agit qu’à travers l’humanité. Conclusion, c’est un peu Noël (une incarnation) à chaque naissance.